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Des milliers de citoyens se sont recueillis sur la tombe de Matoub
Le 26 Juin 2008 à 11h13

chez matoub

Les milliers de personnes présentes hier à Taourirt Moussa rappellent les galas grandioses que Lounès Matoub animait aux stades de Tizi Ouzou et de Bgayet.

Trois bus venus de Semaoun (wilaya de Bgayet) roulent doucement. Ils sont suivis de quelques fourgons immatriculés à Bouira. Notre fourgon prend le risque. Il double à vive allure. Le dernier bus doublé, nous sommes exactement à l'endroit où fut tué le Rebelle. Un jeune de Sidi Aich, assis à côté est ému : « Depuis le 28 juin 1998 (jour de l'enterrement du poète), je ne suis pas venu à Taourirt. A chaque fois que je décide de venir, je change d'avis à la dernière minute. J'ai toujours voulu oublier qu'il était mort. Mais cette fois-ci, j'ai eu le courage car le dixième anniversaire, c'est spécial », confie-t-il. Des dizaines de jeunes prennent des photos et déposent des fleurs à l'endroit de l'assassinat. Le chemin vers Ath Douala s'étire car il y a trop d'encombrement. La file de véhicules immatriculés à Boumerdès, Bgayet, Alger, Bouira et Tizi Ouzou est interminable. La voix de Matoub résonne dans toutes les voitures et dans l'ensemble des bus. Tout le monde ne parle que de Lounès. Au premier café du chef-lieu de daïra, un groupe de jeune, venus de Bgayet évoque le Rebelle : « s'il était encore vivant, aucun chanteur kabyle n'aurait chanté dans le cadre d'Alger capitale la culture arabe ». Un autre répond : « C'est pour ça qu'il a été assassiné. C'est afin que le pouvoir puisse faire tout ce qu'il veut ». Le groupe quitte précipitamment le café maure et se dirige vers le village du Rebelle. Le jeune de Sidi Aich, une fois arrivé à Taourirt, se dirige comme une flèche vers le tombeau afin de se recueillir. Il a du mal à réaliser que dix ans se sont déjà écoulés. A notre arrivée, la mère et la sœur du poète assassiné déposent une gerbe de fleurs. Comme à chaque année, la voix de Matoub résonne dans la colline inoubliable. Silence pendant quelques minutes : On écoute la chanson testament, Aghourou. La mère prend la parole pour dire qu'en voyant ces milliers de personnes, c'est comme si elle revoyait son fils ravi. « Vous êtes tous les enfants et les frères de Lounès. Nous demandons tous que l'enquête sur son assassinat aboutisse et que tamazight soit reconnue ».

Malika, la soeur, abonde dans le même sens. Elle rappelle qu'avant-hier, le procureur général du tribunal de Tizi Ouzou s'était engagé pour la tenue du procès pour bientôt. Elle dit que c'est une note d'espoir mais sans verser dans un accès d'optimisme. « Quoi qu'il en soit, nous continuerons le combat pour que la vérité soit faite au sujet de l'assassinat de Lounès ». Entre temps, les fans et les fidèles affluent par centaines. Des handicapés, des aveugles, des petits enfants, des adolescentes arrivent.

Le service d'ordre est débordé. L'entrée vers le monument est obstruée par la foule. Idem pour l'entrée vers la salle des expositions. Impossible de se frayer un chemin en moins de vingt minutes. Seul le garage où est garée la voiture criblée de balles est plus ou moins soumis à un certain ordre. « J'ai vu une seule fois Lounès, c'était à Larbâa Nath Irathen juste après les blessures d'octobre. Il était très maigre. Il est descendu d'une Citroën avec des copains à lui. Sa vue m'avait fait énormément plaisir. Mais, en même temps, elle m'avait attristé car ça me faisait mal de voir un lion malade et affaibli. Son image reste gravée éternellement dans ma mémoire », nous confie un jeune homme venu d'Akbou. Un autre affirme avoir aperçu Lounès une seule fois sur la route qui mène vers Ain El Hammam. Il était à bord de sa Mercedes noire et roulait à vive allure. L'image qui nous a le plus marqué hier à Tourirt, c'est celle d'une jeune fille, aveugle, vêtue d'une robe kabyle, venue honorer Lounès ainsi que celle d'un homme, handicapé physique, venu lui aussi, dire à quel point Matoub est éternel. En revanche, l'image qui nous a le plus déçu, c'est l'absence des chanteurs en ce jour exceptionnel. Aucun chanteur, même pas ceux, et ils sont des dizaines, que Matoub aidait à arracher une place sur la scène artistique.

Hier, tous ceux qui ont fait le déplacement à Taourirt ont confirmé que Matoub est plus que jamais vivant, il est la preuve tangible de l'immortalité d'un vrai poète.

Source: La dépêche de Kabylie.


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